- Détails
-
Date de publication
-
Écrit par Super User
-
Catégorie : Axe 1
-
Affichages : 128
APPEL A CANDIDATURES : BOURSES DE MEMOIRE.
Le système de santé ne se limite pas uniquement aux structures qui dispensent des services et des soins de santé, il se prolonge au-delà, dans la prise en considération des besoins de santé des populations. C’est pourquoi le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) et les différents intervenants dans la santé (Nations-Unies, coopération bilatérales, ONG nationales et internationales) ont cherché à asseoir un organe relais entre les communautés et les formations sanitaires susceptibles d’étendre le système de santé jusqu’au niveau le plus bas. Depuis une petite dizaine d'année, dans la continuité de l'initiative de Bamako (1987) qui encourageait la participation communautaire et à côté des agents de santé communautaire, des Comités de Santé (CoSa) composés de membres élus des communautés, ont été créés dans le pays. Établis comme interfaces entre la population et les Formations Sanitaires (FoSa), ils sont conçus comme un important vecteur de transmission des besoins de la population auprès des responsables de la santé, en même temps qu'ils devraient poussent le personnel de santé vers de meilleures pratiques en s’occupant de la gestion des Centres de Santé. Un des problèmes majeur du système de santé burundais est en effet le très faible usage de ses structures de santé par la population. Celui-ci est dû au coût des soins mais aussi au manque de motivation du personnel médical et à un manque de confiance de la population dans les structures de santé.
Le projet inama n’amagara, financé par l’Union Européenne et par l’ONG CORDAID et mis en place par le consortium COPED/CORDAID vise à mieux comprendre la réalité des comités de santé et à trouver des moyens de les renforcer. Dans cette optique, le projet consacre beaucoup d’énergie à des activités de recherche centrées sur les mécanismes de gouvernance et de participation communautaire dans la santé. Parallèlement à ces activités, le projet veut encourager la recherche scientifique au Burundi, notamment via la production de mémoires de qualité sur des sujets qui l’intéresse. Pour cela, il lance un appel à candidature pour :
Quatre bourses de mémoire (niveau licence/maitrise), d’une valeur individuelle de 800 000 FBU.
Eligibilité :
-
Les bourses s’adressent à des étudiants inscrits dans une université burundaise en dernière année de deuxième cycle (2ème licence, master). Les bourses sont ouvertes aux étudiants de toutes les disciplines des sciences humaines et médicales.
-
Les bourses sont destinées à des projets de recherche développés autour des thématiques générales suivantes :
-
Les interfaces entre population et personnel médical, particulièrement au niveau des structures sanitaires privées.
-
La place de tradipraticiens dans les communautés face aux services de santé modernes (avec un accent sur les régions concernées à l’est du pays).
-
L’impact du financement basé sur la performance sur la perception et l’accès aux soins de santé.
-
Les mécanismes de redevabilité (accountability) envers la population au niveau des services sociaux impliquant une participation de la communauté dans leur gestion (santé, éducation, eau, etc.).
-
Les motivations intrinsèques et extrinsèques des membres de la communauté s’investissant dans la gestion des services sociaux de base (santé, éducation, eau, sécurité, etc.).
-
La gestion des services sociaux de base, et particulièrement de la santé, lors de la crise et dans les zones instables.
-
L’impact de l’aide internationale sur la définition et la gestion des services sociaux de base, au niveau local.
-
L'impact de la motivation financière accordée aux leaders communautaires quant à la durabilité de leurs actions.
(les sujets listés ci-dessous ne constituent pas des titres de mémoires mais bien des pistes que les étudiants sont invités à fouiller afin de déterminer un sujet de mémoire – les étudiants n’étant pas sûrs que leur sujet est éligible sont invités à la soumettre le titre à l’avance au projet pour avis)
-
Les étudiants éligibles auront fourni au jury une lettre de leur promoteur rassurant le jury du soutien de celui-ci/celle-ci. Le promoteur du mémoire ne pourra pas être un membre du jury.
-
Les étudiants éligibles se seront distingués durant leurs études (mention, prix).
-
Les étudiants éligibles ne bénéficieront pas déjà d’une autre bourse (en dehors de la bourse de mémoire éventuellement fournie par leur université).
Candidature :
-
Le dépôt de la candidature doit être déposé au plus tard le lundi 12 septembre à 8h00 auprès de COPED, une copie du dossier doit également être envoyée par e-mail à l’adresse
Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.
. Il est vivement conseillé de remettre votre candidature le plus tôt possible, afin que le jury ait le temps de s’en imprégner.
-
Le dossier de candidature complet comprendra :
-
un CV de maximum deux pages (format libre).
-
une proposition de projet de recherche (research proposal) comprenant entre 1000 et 1500 mots (bibliographie non-inclue) avec les parties suivantes : contexte et justification, question de recherche, méthodologie et calendrier et bibliographie (minimum 5 références scientifiques). Cette proposition doit être en ligne avec les thématiques proposées.
-
une lettre de motivation (500 mots maximum) venant du candidat.
-
une lettre de recommandation académique venant d’un professeur différent de votre superviseur.
-
une lettre du promoteur de mémoire confirmant qu’il soutient le projet.
-
une copie de tous les relevés de note du candidat depuis sa première année dans l’enseignement supérieur (université).
Les dossiers incomplets ne seront pas considérés.
-
Les critères de sélection seront les suivants :
-
Exclusion des candidats n’étant pas éligibles.
-
Classement des candidats suivant leur excellence académique (notes : 40%).
-
Classement des candidats suivant leurs références (lettre de recommandation du promoteur et d’un autre membre du corps académique : 10%).
-
Lettre de motivation du candidat (10%).
-
Qualité, cohérence, pertinence et faisabilité du projet de recherche (40%).
-
Eventuelle expérience du candidat dans des projets de recherche (+5%).
-
Réussite de l’examen d’état (+5%).
-
Le jury composé des membres du projet inama n’amagara et d’experts indépendants nommés par celui-ci est le seul souverain dans sa décision d’accepter ou de refuser des candidatures, néanmoins dans un souci de transparence, les notes attribuées pourront être communiquées aux étudiants.
-
Seul le dossier de candidature et plus tard éventuellement l’interview du candidat auront valeur lors de la sélection. Toute forme de pression externe sur les membres du jury venant du candidat ou de ses proches mènerait à l’exclusion sans appel du candidat de la procédure de sélection.
Conditions :
-
Les bourses sont de 800 000 FBU, payables en différentes tranches. 20% après la sélection, 40% après la remise d’un rapport intermédiaire (la nature du rapport intermédiaire sera détaillée ultérieurement, il s’agit d’une version complète du projet de recherche, incluant les éléments théoriques et de littérature et un plan détaillé des éventuelles données à collecter), 20% à la clôture du mémoire et 20% une fois le mémoire défendu avec succès dans l’année où il a été entamé. La publication d’articles scientifiques sur base du mémoire est fortement encouragée, elle impliquera nécessairement le projet inama n’amagara (co-auteur / mention) et, en cas d’acceptation par une revue, une prime de 400 000 FBU sera donné à l’étudiant.
-
La responsabilité du mémoire incombe à l’étudiant et à son superviseur. L’étudiant pourra néanmoins compter sur les conseils des deux conseillers scientifique du projet inama n’amagara.
-
Les mémoires seront partagés et exposé au niveau du projet inama n’amagara.